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Soins Infirmiers & Informatique - Information pour les professionnels de la santé et le public |
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Articles :
L'agenda 2005 du CA de SIXI Notez les dates de réunion dans votre agenda.
De 13:30 à 15:00, groupe de travail ouvert à tous les membres de SIXI. Ce groupe se penche sur le Dossier Patient Informatisé ainsi que sur les implications du RIM II sur cet outil de travail.
De 15:00 à 16:30 : réunion des membres du Conseil d'administration.
28 janvier
18 février
18 mars / Fête de l'internet + ASSEMBLEE GENERALE approbation des comptes
22 avril
20 mai
17 juin - Après-midi conférence sur le QUARTIER OPERATOIRE
15 juillet
19 août
16 septembre
21 octobre
23 novembre / ASSEMBLEE GENERALE STATUTAIRE
16 décembre
Au plaisir de vous y rencontrer
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jeudi 12 juin 2008
par Robert L
Notre congrès 2006 a son blog! Qu'est-ce qu'un blog ?
De façon très synthétique, un " [blog]glossaire:2" (ou "weblog") est un site Web personnel composé essentiellement d'actualités, publiées au fil de l'eau et apparaissant selon un ordre ante-chronologique (les plus récentes en haut de page), le plus souvent enrichies de liens externes et de commentaires.
Notre blog, votre blog.
Mois après mois, vous suivrez l'avancement de notre congrès, de VOTRE congrès.
Vos encouragements et idées pour que celui-ci soit une pleine réussite sont les bienvenus.
N'hésitez pas à commenter nos articles.
Semaine après semaine, nous vous tiendrons au courant des candidats orateurs, des sociétés que vous pourrez rencontrer lors du congrès.
Le programme se construira petit à petit sous vos yeux.
Visitez notre blog
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jeudi 12 juin 2008
par Stéphane Allard
Congrès 2006: appel à orateurs. Le congrès.
Nous espérons comme en 2002 réunir plus de 600 congressistes autour du thème qui nous est cher : les soins infirmiers et l'informatique.
Afin de coller de près à l'actualité, notre programme sera conçu sur base d'un appel à orateurs.
Tous les sujets sont les bienvenus.
Notre conseil d'administration choisira les sujets qui lui paraissent les plus pertinents.
L'orateur est notre invité
Nous avons à coeur l'accueil de nos orateurs.
Ils participent gratuitement à notre congrès.
Un programme culturel est prévu le 26 avril 2006 dans l'après-midi suivi d'un repas orateurs-organisateurs.
Les frais de transports et d'hebergements sont pris en charge selon certaines conditions.
L'orateur est notre partenaire
L'orateur, de par sa participation, s'engage à respecter l'échéancier qui lui est proposé pour la remise des différents documents : CV, abstract, texte de l'exposé, diaporama.
L'échéancier est très important car cette année encore, les congressistes recevront un cd rom contenant les exposés de notre congrès.
Les organisateurs sont libres d'utiliser ces documents (en citant la source) dans leurs publications.
Comment être candidat orateur ?
Il suffit de compléter ce formulaire.
L'échéancier est le suivant :
Cloture de l'appel à orateur : 30 mai 2005
Choix des orateurs par le conseil d'administration : 30 juin 2005
Envois des exposés* : 15 février 2006
*c-à-d un abstract de 20 lignes, un texte reprenant l'exposé (espace libre), un diaporama et une fiche d'identification pour le cdrom avec photo numérique.
A votre clavier, soyez avec nous le 27 avril 2006.
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jeudi 12 juin 2008
par Sixi
eHealth ou Big Brother .floatleftdisplay :inline ;position :relative ;float :right ;padding:7px ;
Le parlement s'apprête à voter une loi portant des dispositions diverses qui contiendra un chapitre « instituant et organisant la plate-forme eHealth qui sera chargée de la gestion d'un réseau permettant l'échange de données » et « leur orientation vers des registres et vers différentes parties intéressées par les données de santé comme la Santé Publique, les mutuelles ou l'INAMI ».
L'exposé des motifs précise que « la plate-forme n'enregistrera pas elle-même des informations de contenu de façon centralisée » mais signale ailleurs que « elle permettra un meilleur appui de la politique de santé notamment en assurant un suivi longitudinal des patients atteints de différentes pathologies ».
Comment un pareil suivi serait-il possible sans enregistrement des données ?
De fait, le même document précise que « la plate-forme peut prêter sa collaboration à des études scientifiques et d'appui à la politique en matière de soins de santé en recueillant les données à caractère personnel utiles auprès des acteurs concernés des soins de santé. »
Il précise aussi « qu'afin d'éviter la collecte multiple des mêmes données à caractère personnel, il peut cependant être utile de permettre que les données qui sont gérées par une institution publique soient mises, de façon efficace et sécurisée, à la disposition d'autres instances qui ont besoin des données en question pour l'accomplissement de leurs missions. »
Il est donc possible qu'une fois récoltées, les données puissent être accessibles à différents organismes publics sans que le patient ou le médecin en soient eux-mêmes conscients.
L'ambiguïté est en outre continuellement entretenue sur le caractère nominatif, codé ou anonyme des données.
Ce projet suscite la plus vive inquiétude chez les médecins. Il a été développé dans l'opacité la plus totale.
EHealth doit être géré par un comité constitué de trente personnes. Au départ, un seul médecin y était prévu. Le projet actuel en prévoit trois pour sept mutuelles. La gestion échappera donc complètement aux médecins alors qu'il s'agit des données des patients qui se confient à eux et qui leur témoignent une confiance qui n'est justifiée que par la certitude qu'ils ont qu'elles resteront confidentielles.
Une association sans but lucratif eCare devrait être créée par cette même loi. « Cette asbl décidera du contenu des flux de données à organiser, définira les droits d'accès des différentes parties et se prononcera sur la mise à disposition de données anonymes ou codées. » Rappelons que les données codées restent à caractère personnel car elles peuvent toujours être ré identifiées. Des médecins des organisations professionnelles devraient siéger dans cette asbl mais la loi instituant eHealth et eCare n'est pas encore votée et le comité de gestion d'eHealth et eCare fonctionne déjà puisque des personnes de l'INAMI s'identifient dans des discussions extérieures comme des représentants de ceux-ci et ce, en l'absence de médecins issus de nos organisations professionnelles et dans un manque de transparence absolu.
Il est en tout cas inacceptable qu'un projet menaçant la confidentialité des données médicales et la vie privée des patients soient ainsi intégré à une loi "fourre-tout" de dispositions diverses. Il mériterait pour le moins un débat parlementaire approfondi et spécifique.
Nous sommes inquiets de la concentration de pouvoirs qui se trouve dans ce projet.
L'article 116 confie, en effet, la gestion journalière de la plate-forme eHealth à l'administrateur général de la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale afin de définir une politique cohérente tant au sein de la sécurité sociale qu'au sein des soins de santé.
Plus loin, il est spécifié que : « pour la réalisation de ses missions, la plate-forme eHealth peut donc non seulement faire appel à la Banque Carrefour de la sécurité Sociale (article 119) mais également à l'asbl SMALS (art 125) » où l'on retrouve le même administrateur.
« Si la Section Santé du Comité Sectoriel de la Sécurité Sociale et de la Santé doit garantir la protection de la confidentialité et octroyer une autorisation », il faut souligner que cette section n'est pas encore nommée et que le même administrateur de la Banque Ca rrefour de la Sécurité Sociale siège à la Commission de la Vie Privée. En l'occurrence, quand il doit demander une autorisation, il la demande à lui-même.
Il semble que ce comité inexistant pour l'instant ait émis un avis favorable sur l'utilisation d'un identifiant unique qui serait celui du registre national.
L'article 108 précise, en effet, que « pour l'exécution de ses missions, la plate-forme eHealth à l'accès aux données à caractère personnel enregistrées dans le registre national des personnes physiques. Ces données à caractère personnel, y compris le numéro d'identification, peuvent donc notamment être utilisées dans le cadre de la gestion des accès et des utilisateurs appliquée à la plate-forme eHealth ». Cette situation pourrait avoir pour éventuelles conséquences que des données de patients se retrouvent dans d'autres administrations.
La consultation des données par un autre médecin, qu'eHealth devrait permettre, n'est pas claire non plus. Il est évident que le seul fait d'être médecin ne devrait pas autoriser celui-ci à consulter le dossier médical de tous les patients du pays. L'accès aux donnés des médecins répertoriés à l'INAMI est largement insuffisant comme garantie.
L'autorisation du patient est prévue mais le patient est-il bien éclairé ? Ne subira-t-il pas les pressions d'un médecin au service d'une assurance, d'une banque, d'un employeur ? Il est donc nécessaire que le médecin autorisé précise en quelle qualité il agit par une carte d'identification et que son passage laisse une trace.
Il est manifeste que le projet privilégie l'efficacité des échanges, la gestion de l'assurance-maladie, le soutien à la politique des soins de santé, la connaissance des dossiers patients par les mutuelles et pas la confidentialité et la vie privée.
Les conséquences en seront que la décision médicale échappera au médecin et sera prise par le monde politique et les mutuelles.
Quand le patient s'apercevra, après coup, de la perte de confidentialité, il ne se confiera plus au médecin et la relation thérapeutique souffrira de cette perte de confiance. Le caractère humain des soins de santé, alors, disparaîtra.
Source
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mercredi 11 juin 2008
par Dr Roland LEMYE, président de l'AMF
Conférence sur les outils de mesure: les présentations sont en ligne. Les outils de mesure font partie de notre quotidien, une nécessité utile ?
13h à 13h30 : Accueil
13h30 : Evaluation, une nouvelle culture ?, J.Bellon, président de SIXI
13h40 : Evaluation de l'activité infirmière, obligation légale, M.Lardennois, collaborateur DG1, SPF Santé Publique]l
14h00 : Quels outils de pilotage pour développer le mouvement qualité et sécurité ?, D.Gainvorste, infirmier chef de service, CNDG
14h20 : Le benchmarking : un outil d'aide d'allocation des ressources, D.Millender, consultant Eurogroup Consulting.
14h40 : La valorisation des données du dossier de soins informatisé : indicateur de charge de travail / profil patient, N.Decerf, architecte de la solution Equafile DII, Polymedis
15h00 : DI-RHM : du poids de l'enregistrement à la pondération des items, A.Delvaux , analyste statisticienne , SPF Santé Publique
15h20 : Tableaux de bord infirmier , N.Abbeloos, Responsable Data Warehouse, Saint-Luc Bruxelles
15h40 : La mesure de la qualité : gouffre métrologique ou levier de gestion ?, G.Bélanger, professeur Rimouski, Canada
16h00 : Echanges et réception
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mardi 10 juin 2008
par SIXI
Kmehr ou pas Kmehr? On y perd son latin! Courrier du Dr A.Vandenbergh
Bonjour,
A votre demande, voici un positionnement de kmehr dans le cadre de eHealth.
Situation de kmehr en 2008
Sur avis de la Commission Télématique, le format kmehr a été développé dès 2002 et son usage a été poussé par les autorités d'une part par la labellisation des logiciels de médecine générale et d'autre part aux travers des projets de promotion de la communication entre l'hôpital aigu et les médecins généralistes sponsorisés par le SPF Santé Publique.
En 2006, tous les logiciels labellisés ont été validés pour leur capacité à importer et à exporter le sumehr (un des messages kmehr) et leurs utilisateurs sont actuellement subsidiés par l'INAMI sur cette base.
En 2007, 53 hôpitaux belges se sont engagés vis-à-vis du SPF Santé Publique dans des projets visant à échanger des documents kmehr (au moins la lettre de sortie) avec les médecins généralistes.
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34 hôpitaux wallons, représentant 90% des lits aigus de la région, se sont lancés officiellement dans un projet d'interconnexion entre eux et avec les logiciels de médecine générale via les web services kmehr. A ces 34 hôpitaux s'ajoutent 3 hôpitaux psychiatriques et quelques hôpitaux sympathisants qui n'ont pas encore signé formellement leur engagement bien que participant aux réunions de travail. Le projet d'ABRUMET pour la région bruxelloise a retenu le même principe. Plusieurs hôpitaux bruxellois participent déjà au Réseau Santé Wallon (en plus des hôpitaux déjà cités). Le Gentse ziekenhuisoverleg a été le premier site à utiliser ces web services en production.
Kmehr est utilisé dans de nombreux hôpitaux en production (AZ-VUB, ZNAntwerpen, UZ-Gent, CHU Charleroi, hôpitaux équipés du logiciel Omnipro, …), dans le système de gestion des gardes de médecine générale de Domus Medica, et dans l'industrie notamment pour synchroniser les EMD de médecine générale avec des PDA (medipocket), pour le développement de plug-ins (Pfizer). Beaucoup d'autres projets envisagent d'utiliser kmehr (Medibridge dans le cadre d'impluseo II par exemple).
Lors de la réunion du 30 mai 2008 relative à l'architecture System-to-system à développer dans le projet eCare, les participants ont choisi les web services kmehr comme plate-forme de communication (VUB+KUL+StLuc BXL+tous les hôpitaux du Réseau Santé Wallon+eCare). Les techniciens du registre du cancer ont également exprimé un avis en ce sens.
Les experts sollicités par la médico-mut en 2008 ont repris comme deuxième priorité la poursuite des travaux de standardisation sur kmehr/sumehr.
Enfin de nombreux travaux de spécifications ont été entamés (ENRC – Electronic Nursing Record, prescription médicamenteuse, vaccinnet avec Kind&Gezin, etc …) et attendent pour se finaliser que les autorités publient le site officiel de support de kmehr.
La plus grande faiblesse de kmehr est de n'avoir pas pu bénéficier d'un support structurel à l'échelle de son succès sur le terrain. Toutefois, le site officiel de maintenance est en cours de réalisation par la Smals, financé par le SPF Santé Publique. Sa première version devrait être publiée en septembre 2008.
Place de kmehr dans le contexte international
Contrairement à une idée reçue, kmehr ne se pose pas et ne s'est jamais posé en concurrent de normes à visées internationales.
Kmehr a été construit sur la prénorme européenne ENV13606-Part 4, définissant un format pour l'échange de données médicales. En 2002, cette pré-norme recommandait une architecture générale de structure de message mais ne précisait aucun message en particulier. La prénorme ENV13606 prévoyait d'ailleurs explicitement un mécanisme pour documenter le mapping des implémentations locales par rapport à l'architecture générale proposée. Il était donc incontournable de devoir instancier chacun des messages que nous désirions échanger réellement dans notre pays. C'est ce que le groupe data de la commission télématique a fait pour les messages prioritaires. Ces messages ont alors été utilisés dans les différents projets susmentionnés. Kmehr a donc été bâti sur le pré-standard international qui a été jugé le plus pertinent à l'époque.
Depuis 2002, les standards internationaux de messages médicaux ont évolué. La prénorme européenne a été amendée et adoptée sous le numéro EN13606.x. C'est donc elle qui fait foi en Europe. Les Etats-Unis ont développé une approche alternative baptisée CDA dont la version 2 a été publiée en 2005.
Le standard HL7 est souvent présenté comme un standard ‘mondial'. C'est relativement vrai dans le secteur hospitalier ; mais uniquement pour la génération 2.x de ses messages. Ces messages reposent sur une vieille architecture, ASCII délimitée, et concernent essentiellement les échanges intra-muros de messages plutôt administratifs au sein d'un hôpital. Ceux qui travaillent en milieu hospitalier savent par ailleurs que chaque implémentation d'une interface HL7 nécessite des adaptations locales coûteuses.
La génération 3 du HL7 et plus spécifiquement le CDA (Common Document Architecture) représente l'implémentation xml d'échange de données plus médicales. Cette version ne s'est pas encore imposée au niveau international.
L'organisme mondial de standardisation reste l'ISO (International Standard Organisation) et celui-ci n'a pas adopté le CDA. Au contraire, à ce jour, seul l'EN13606-Part1 européen a été adopté pour devenir une norme mondiale ISO13606-1 en février 2008.
Aucune norme ISO ne couvre actuellement le domaine adressé par kmehr.
L'implémentation européenne EHRcom basée sur les standards EN13606.x est généralement jugée d'un intérêt équivalent à l'approche américaine CDA. Il est prématuré de savoir quelle approche s'imposera au niveau ISO.
Dans tous les cas, aucun standard actuel ne répondra aux besoins spécifiques d'un projet belge précis tel que eCare SAFE par exemple. Il faudra toujours une instanciation au niveau belge pour un message de ce type et c'est pourquoi l'existence d'un groupe de pilotage de ce genre de normalisation restera incontournable.
Conclusion
Kmehr n'est pas un standard ; et il ne sera jamais un concurrent de normes européennes, américaines ou mondiales.
Conformément à son objectif, Kmehr propose simplement un jeu de messages (Kind messages for EHR) qui ont été jugés prioritaires pour pouvoir lancer sur le terrain des initiatives pragmatiques. Kmehr a été construit sur le pré-standard international jugé le plus pertinent au moment de sa création.
Le plus grand mérite de Kmehr est d'exister ; d'avoir rassemblé une série de personnes motivées par la standardisation de leurs échanges en Belgique et d'avoir été adopté par de très nombreux projets sur le terrain. Ceci est une réalisation considérable dans un pays où la médecine est libérale, les systèmes médicaux sont très variés tant en médecine générale qu'en milieu hospitalier et le paysage culturel l'est encore plus (public/privé, flandres/wallonie/bruxelles).
Je ne suis pas sûr qu'après avoir détruit cet acquis, on puisse encore le reconstruire. Pour les raisons suivantes :
- l'Etat aura perdu sa crédibilité : en décembre 2007, le SPF Santé publique signait le financement des projets kmehr pour 53 hôpitaux. Ces projets sont en cours de développement en 2008 !
- les acteurs de terrain seront démotivés, voire hostiles aux nouvelles initiatives venues d'en haut
- il n'existe pas aujourd'hui de standard mondial/international suffisamment reconnu ; et encore moins applicable directement sur le terrain belge. Il faudra de toute façon reconstituer un nouveau groupe d'experts qui refera l'exercice kmehr (c'est-à-dire instancier pour la Belgique les messages nécessaires). Cette version belge du soit-disant standard ne s'appellera plus kmehr mais ecehr ou robehr ou quoique ce soit. Ce sera de toute façon une version belge d'un standard en cours d'évolution.
Je ne prendrais pas le risque de casser la dynamique actuelle, de perdre les acquis pour se retrouver dans une situation encore moins mature que celle que nous connaissons aujourd'hui.
A noter que pour les communications internationales, réaliser un convertisseur kmehr/hl7 ou kmehr/ehrcom est un jeu d'enfant.
Bien à vous,
André Vandenberghe
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lundi 9 juin 2008
par Dr A.Vandenberghe
Projet de loi portant sur l'institution et l'organisation de la plate-forme eHealth Section première - Dispositions générales
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Art. 103. Sous la dénomination de « plate-forme eHealth », il est créé une institution publique dotée de la personnalité juridique. La plate-forme eHealth est une institution publique de sécurité sociale au sens de l'arrêté royal du 3 avril 1997 portant des mesures en vue de la responsabilisation des institutions publiques de sécurité sociale, en application de l'article 47 de la loi du 26 juillet 1996 portant modernisation de la sécurité sociale et assurant la viabilité des régimes légaux des pensions. Les règles et conditions spéciales selon lesquelles la plate-forme eHealth exerce les missions qui lui sont confiées par la loi, sont arrêtées dans le contrat d'administration qu'elle conclut avec l'État, conformément à l'arrêté royal du 3 avril 1997. Pour l'application du présent article, les Ministres sont considérés comme les ministres de tutelle au sens de l'article 1er, 2°, de l'arrêté royal précité du 3 avril 1997 et le Comité de gestion de la plate-forme eHealth est considéré comme l'organe de gestion au sens de l'arrêté royal précité du 3 avril 1997. Le Roi détermine, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, les règles relatives à l'organisation et au fonctionnement de la plate-forme eHealth, en ce compris les aspects concernant le personnel, dans la mesure où cela n'est pas réglé dans l'arrêté royal précité du 3 avril 1997 ou dans le présent chapitre.
Art. 104.
Pour l'application du présent chapitre, sauf disposition contraire, on entend par :
1° Ministres : le Ministre ou les Ministres ayant la Santé publique, les Affaires sociales et l'informatisation de l'État dans ses ou leurs attributions ;
2° prestataires de soins : les professionnels des soins de santé visés dans l'arrêté royal n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l'exercice des professions des soins de santé ;
3° établissements de soins : les établissements et services visés respectivement dans la loi sur les hôpitaux, coordonnée le 7 août 1987, l'article 5 de la loi du 27 juin 1978 modifiant la législation sur les hôpitaux et relative à certaines autres formes de dispensation de soins et les articles 22, 6°, 34, 12° et 21°, 63 et 65 de la loi relative à l'assurance obligatoire soins de santé et indemnités, coordonnée le 14 juillet 1994 ;
4° patient : la personne physique à qui des soins de santé sont dispensés, à sa demande ou non ;
5° institutions de sécurité sociale : les institutions visées à l'article 1er et à l'article 2, alinéa 1er, 2°, de la loi du 15 janvier 1990 relative à l'institution et à l'organisation 6° organismes assureurs : les unions nationales, visées à l'article 6 de la loi du 6 août 1990 relative aux mutualités et aux unions nationales de mutualités, la Caisse auxiliaire d'assurance maladie-invalidité et la Caisse des soins de santé de la SNCB Holding ;
7° loi relative à la Banque Carrefour de la sécurité sociale : la loi du 15 janvier 1990 relative à l'institution et à l'organisation d'une Banque-carrefour de la sécurité sociale ;
8° TIC : les technologies de l'information et de la communication.
Section 2 - Objectifs de la plate-forme
Art. 105.
La plate-forme eHealth a pour but d'optimaliser la qualité et la continuité des prestations de soins de santé et la sécurité du patient, de promouvoir la simplification des formalités administratives pour tous les acteurs des soins de santé et de soutenir la politique en matière de santé, et ce via des prestations de services et des échanges d'informations électroniques mutuels entre tous les acteurs des soins de santé, organisés avec les garanties nécessaires sur le plan de la sécurité de l'information et de la protection de la vie privée.
Section 3 - Missions de la plate-forme
Art. 106.
La plate-forme eHealth est chargée des missions suivantes en vue de l'exécution de son objectif :
1° développer une vision et une stratégie pour une prestation de services et un échange d'informations électroniques dans les soins de santé efficaces, effectifs et dûment sécurisés, tout en respectant la protection de la vie privée et en concertation étroite avec les divers acteurs publics et privés des soins de santé ;
2° déterminer des normes, des standards et des spécifications TIC fonctionnels et techniques ainsi qu'une architecture de base utiles pour la mise en œuvre des TIC à l'appui de cette vision et de cette stratégie ;
3° vérifier si les logiciels de gestion des dossiers électroniques de patients répondent aux normes, standards et spécifications TIC fonctionnels et techniques et enregistrer ces logiciels ;
4° concevoir, gérer et développer des services électroniques susceptibles d'aider les acteurs des soins de santé, comme
a) une plate-forme de collaboration pour l'échange électronique de données sécurisé, y compris un système pour l'organisation et le logging des échanges électroniques de données, et un système d'accès électronique aux données ;
b) les services de base utiles à l'appui de cet échange de données électronique, tels qu'un système de gestion des accès et des utilisateurs, une boîte aux lettres électronique sécurisée pour chaque acteur des soins de santé, un système de datage électronique, un système de codage et d'anonymisation des informations, un répertoire des références indiquant, avec l'accord des patients concernés, auprès de quels acteurs des soins de santé sont conservés quels types de données pour quels patients ;
5° s'accorder sur une répartition des tâches en ce qui concerne la collecte, la validation, l'enregistrement et la mise à disposition de données échangées au moyen de la plate-forme de collaboration et sur les normes de qualité auxquelles ces données doivent répondre et contrôler le respect de ces normes de qualité ;
6° promouvoir et coordonner la réalisation de programmes et de projets visant à exécuter la vision et la stratégie, qui concernent plusieurs (types d') acteurs des soins de santé et qui utilisent la plate-forme de collaboration pour l'échange de données électronique sécurisé, visée au 4°, a), ou les services de base visés au 4°, b) et coordonner les adaptations de la réglementation pour l'exécution des ces programmes et projets ;
7° gérer et coordonner les aspects TIC organisationnels, fonctionnels et techniques de cet échange de don nées dans le cadre des dossiers électroniques de patients et des prescriptions médicales électroniques ;
8° en tant qu'organisme intermédiaire, tel que défi ni en vertu de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée à l'égard des traitements de données à caractère personnel, recueillir, gréger, coder ou anonymiser et mettre à disposition des données utiles à la connaissance, à la conception, à la gestion et à la prestation de soins de santé ; la plateforme eHealth ne pourra conserver les données à caractère personnel traitées dans le cadre de cette mission que pour la durée nécessaire à leur codifi cation ou anonymisation ; la plate-forme eHealth peut cependant conserver le lien entre le numéro d'identification réel d'une personne concernée et le numéro d'identification codé qui lui a été attribué, si le destinataire des données à caractère personnel codées en fait la demande d'une façon motivée, moyennant une autorisation de la section santé du comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé ;
9° promouvoir le respect de la vision, de la stratégie, des normes, standards et spécifications fonctionnels et techniques, de l'architecture de base, ainsi que l'utilisation de la plate-forme électronique de collaboration pour l'échange de données électronique sécurisé et des services de base et la réalisation des projets par un maximum d'acteurs des soins de santé ;
10° organiser la collaboration avec d'autres instances publiques, tous niveaux de pouvoir confondus,
char gées de la coordination de la prestation de services électronique.
Section 4 - Droits et obligations de la plate-forme eHealth
Art. 107.
Le présent chapitre ne porte nullement atteinte à la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée à l'égard des traitements de données à caractère personnel, à la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient et aux dispositions légales et réglementaires relatives à l'exercice de l'art de guérir.
Art. 108.
Pour l'exécution de ses missions, la plate-forme eHealth a :
1° accès aux données enregistrées dans le Registre national ;
2° le droit d'utiliser le numéro d'identifi cation du Registre national.
Art. 109.
Lors de la communication de données à caractère personnel non codées à ou par la plate-forme eHealth, seuls les numéros d'identification visés à l'article 8 de la loi relative à la Banque Carrefour de la sécurité sociale sont utilisés.
Art. 110.
§ 1er. La plate-forme eHealth désigne, parmi les membres de son personnel et après avis de la section santé du comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé, un conseiller en sécurité de l'information.
§ 2. En vue de la sécurité des données traitées ou échangées par la plate-forme eHealth et en vue de la protection de la vie privée des personnes auxquelles ces données ont trait, le conseiller en sécurité de l'information de la plate-forme eHealth est chargé :
1° de fournir des avis qualifiés à la personne chargée de la gestion journalière ;
2° d'exécuter d'autres missions qui lui sont confiées par la personne chargée de la gestion journalière.
§ 3. Le Roi peut, après avis de la Commission de la protection de la vie privée, fixer les règles selon lesquelles le conseiller en sécurité de l'information de la plate-forme eHealth exécute sa mission ainsi que ses compétences et les règles particulières relatives à son indépendance et sa responsabilité.
Art. 111.
Le Comité de gestion visé à l'article 126 désigne, parmi les membres du personnel de la plate-forme
eHealth et après avis de la section santé du comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé, un médecin sous la surveillance et la responsabilité duquel s'effectue le traitement de données à caractère personnel relatives à la santé par la plate-forme eHealth.
Le Roi peut, après avis de la Commission de la protection de la vie privée, fixer les règles selon lesquelles ce médecin exécute sa mission ainsi que ses compétences et les règles particulières relatives à son indépendance et sa responsabilité.
Art. 112.
Toute communication de données à caractère personnel par ou à la plate-forme eHealth requiert une
autorisation de principe de la section santé du comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé, visé à l'article 37 de la loi relative à la Banque Carrefour de la sécurité sociale, sauf dans les cas suivants :
1° lorsque conformément à une disposition légale ou réglementaire, la section sécurité sociale du comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé ou un autre comité sectoriel institué au sein de la Commission de la protection de la vie privée est compétent pour accorder une autorisation pour la communication ;
2° lorsque la communication est autorisée ou est exemptée d'une autorisation de principe conformément à une disposition légale ou réglementaire ;
3° lorsque le Roi a exempté la communication d'une autorisation de principe, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, après avis de la Commission de la protection de la vie privée.
Dans la mesure où une disposition légale ou réglementaire, visée à l'alinéa 1er, 1° ou 2°, voit le jour après l'entrée en vigueur de la présente loi, elle fait l'objet d'un avis de la Commission de la protection de la vie privée avant son entrée en vigueur.
Avant d'accorder son autorisation, le comité sectoriel compétent vérifie si la communication est conforme à la présente loi, à ses arrêtés d'exécution et à la réglementation en matière de protection de la vie privée.
Les autorisations sont accordées dans les délais, selon les conditions éventuelles et les modalités déterminés par le Roi.
Une autorisation de principe d'un comité sectoriel institué au sein de la Commission de la protection de la vie privée n'est toutefois pas requise pour la communication de données à caractère personnel codées, telles que défi nies en vertu de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée à l'égard des traitements de données à caractère personnel,
que la plate-forme eHealth effectue, conformément à l'article 106, 8°, en vue de la réalisation d'études statistiques ou scientifiques à l'appui de la politique de santé, à l'attention des Ministres et services publics fédéraux qui ont la santé publique ou la sécurité sociale dans leurs attributions, des Chambres législatives, des institutions publiques de sécurité sociale, de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité, du Centre fédéral d'expertise des soins de santé et des organismes
assureurs dans le cadre de leurs missions légales.
Art. 113.
Le Roi peut, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, après avis du Comité de gestion et après avis de la Commission de la protection de la vie privée, déterminer quelles données doivent obligatoirement être communiquées par quelles institutions publiques à la plate-forme eHealth et ce par voie électronique en vue de l'exécution des missions de cette dernière et quelles données doivent obligatoirement être communiquées par la plate-forme eHealth à quelles institutions publiques et ce par voie électronique pour l'exécution des missions de ces dernières.
Art. 114.
Les données communiquées par voie électronique sur la plate-forme eHealth, ainsi que leur reproduction sur un support lisible bénéficient, jusqu'à preuve du contraire de la même valeur probante que si elles avaient été communiquées sur support papier.
Art. 115.
Le Roi fi xe les modalités de fonctionnement de la plate-forme eHealth et d'enregistrement des logiciels visés à l'article 106, 3°.
Après avis de la Commission de la protection de la vie privée, Il peut fixer les règles de sécurité qu'Il juge utiles ainsi que les modalités de nature à en assurer l'application.
Section 5 - Gestion de la plate-forme eHealth
Art. 116.
§ 1er. La plate-forme eHealth est gérée par un Comité de gestion qui comprend un président et vingt-neuf membres dont :
1° les membres suivants ont voix délibérative :
a) sept membres proposés par le Collège intermutualiste national ;
b) sept prestataires de soins proposés par le Comité d'assurance des soins de santé de l'Institut national d'assurance maladie -invalidité, dont au moins trois représentants des médecins et deux représentants des établissements de soins ;
c) deux membres proposés par l'Institut national d'assurance maladie-invalidité ;
d) deux membres proposés par le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement ;
e) un membre proposé par le Service public fédéral Sécurité sociale ;
f) un membre proposé par le Centre fédéral d'expertise des soins de santé ;
g) un membre proposé par l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé.
2° les membres suivants ont voix consultative, sauf en ce qui concerne la définition de la vision, de la mission et du plan stratégique de la plate-forme eHealth pour laquelle ils ont voix délibérative :
a) un membre nommé et révoqué par le Ministre compétent pour la Santé publique ;
b) un membre nommé et révoqué par le Ministre compétent pour les Affaires sociales ;
c) un membre nommé et révoqué par le Ministre compétent pour l'Informatisation de l'État ;
d) un membre nommé et révoqué par le Ministre compétent pour le Budget.
3° les membres suivants ont voix consultative :
a) deux membres nommés et révoqués par le Comité de gestion de la Banque Carrefour de la sécurité
sociale parmi les représentants dans ce Comité de gestion des organisations les plus représentatives des employeurs et des organisations les plus représentatives des travailleurs indépendants ;
b) deux membres nommés et révoqués par le Comité de gestion de la Banque Carrefour de la sécurité
sociale parmi les représentants dans ce Comité de gestion des organisations les plus représentatives des travailleurs salariés ;
c) un membre proposé par l'Ordre des médecins ;
d) un membre proposé par l'Ordre des pharmaciens.
Les membres visés à l'alinéa 1er, 1°, et à l'alinéa 1er, 3°, c) et d), sont nommés et révoqués par le Roi. En toute hypothèse, ils sont révoqués si l'instance qui les a proposés le demande. Ces membres sont nommés pour une période de six ans. Cette période est renouvelable.
Le Roi nomme également, aux mêmes conditions, des suppléants pour les membres du Comité de gestion.
Le président est nommé par le Roi, sur proposition des Ministres, pour un terme de six ans. Le président est une personne ayant voix délibérative. En cas de partage des voix, sa voix est prépondérante.
§ 2. Le statut administratif et pécuniaire du président et les indemnités et le jeton de présence des membres du Comité de gestion sont déterminés par le Roi.
§ 3. Le Comité de gestion de la plate-forme eHealth établit son règlement d'ordre intérieur et le soumet à l'approbation des Ministres.
§ 4. Dans le cadre des dispositions légales et réglementaires, le Comité de gestion est compétent pour accomplir tous les actes d'administration et de disposition qui sont nécessaires à la gestion de la plate-forme eHealth.
Font notamment partie des tâches de gestion, l'approbation de la stratégie et de la vision de la plate-forme eHealth, l'établissement du projet de budget et le contrôle de son exécution, l'établissement du compte annuel des recettes et des dépenses et la détermination de la situation active et passive au 31 décembre de la plate-forme eHealth.
§ 5. Le Comité de gestion peut faire appel à la collaboration de personnes, d'établissements ou de services, créés soit par des administrations publiques, soit par des personnes privées, afin de réaliser les missions de la plate-forme eHealth.
§ 6. L'administrateur général de la Banque Carrefour de la sécurité sociale est chargé de la gestion journalière de la plate-forme eHealth. Si l'administrateur général est empêché, ses pouvoirs sont exercés par l'administrateur général adjoint de la Banque Carrefour de la sécurité sociale ou, en l'absence de celui-ci, par un membre du personnel de la Banque Carrefour de la sécurité sociale désigné par le Comité de gestion de la plate-forme eHealth.
La personne chargée de la gestion journalière de la plate-forme eHealth est assisté par un directeur général dans l'exécution des tâches propres à la plate-forme eHealth.
La personne chargée de la gestion journalière de la plate-forme eHealth exécute les décisions du Comité de gestion ; elle donne à ce dernier toutes informations et soumet toutes propositions utiles au fonctionnement de l'organisme. Elle et le directeur général visé à l'alinéa 2 assistent aux réunions du Comité de gestion de la plate-forme eHealth.
La personne chargée de la gestion journalière de la plate-forme eHealth dirige le personnel et assure,
sous l'autorité et le contrôle du Comité de gestion de la plate-forme eHealth, le fonctionnement de l'organisme.
Elle exerce les pouvoirs de gestion journalière définis par le règlement d'ordre intérieur. Le Comité de gestion peut lui déléguer d'autres pouvoirs déterminés.
Pour faciliter l'expédition des affaires, le Comité de gestion de la plate-forme eHealth peut, dans les limites et conditions qu'il détermine, autoriser la personne appelée à assumer la gestion journalière, à déléguer une partie des pouvoirs qui lui sont conférés, ainsi que la signature de certaines pièces et correspondances. La personne chargée de la gestion journalière de la gestion journalière représente l'organisme dans les actes judiciaires et extrajudiciaires et agit valablement en son nom et pour son compte, sans avoir à justifier d'une décision du Comité de gestion de la plate-forme eHealth.
Elle peut cependant, avec l'accord du Comité de gestion de la plate-forme eHealth, déléguer à un ou
plu sieurs membres du personnel, son pouvoir de représenter l'organisme devant les juridictions administratives dans les litiges relatifs aux droits résultant d'une réglementation de sécurité sociale.
Pour les actes judiciaires et extra-judiciaires, autres que ceux visés à l'alinéa 6, l'organisme est représenté par la personne chargée de la gestion journalière et par le président qui, conjointement, agissent valablement en son nom et pour son compte. En cas d'empêchement du président, celui-ci est remplacé par un membre du Comité de gestion de la plate-forme eHealth désigné par ce comité. En cas d'absence ou d'empêchement du président, de la personne chargée de la gestion journalière et de son adjoint, les actes sont accomplis conjointement par deux membres désignés par le Comité de gestion de la plate-forme eHealth.
Art. 117.
Le contrôle de la plate-forme eHealth est exercé par les commissaires du gouvernement et les réviseurs qui exercent le contrôle de la Banque Carrefour de la sécurité sociale.
Art. 118.
La plate-forme eHealth est assimilée à l'État pour l'application des lois sur les droits de timbre, de greffe et d'hypothèque, sur les taxes assimilées au timbre, ainsi que sur les autres impôts directs ou indirects. Elle est exonérée de tous impôts ou taxes au profi t des provinces et des communes.
Art. 119.
La Banque Carrefour de la sécurité sociale met à la disposition de la plate-forme eHealth, contre rétribution, les services, le personnel, l'équipement et les installations nécessaires au fonctionnement de celle-ci.
Section 6 - Financement de la palte-forme eHealth
Art. 120.
La plate-forme eHealth peut être fi nancée par :
1° une dotation annuelle inscrite au budget du Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne
alimentaire et Environnement ;
2° une dotation annuelle inscrite au budget du Service public fédéral Sécurité sociale ;
3° un montant annuel à charge des frais d'administration de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité ;
4° des recettes d'autres autorités fédérales ;
5° des produits de services fournis à des administrations locales, régionales ou communautaires ;
6° des produits de services fournis à des tiers ;
7° moyennant l'accord du Ministre compétent pour les Finances, le produit du placement de réserves
financières ;
8° des dons et des legs ;
9° des revenus occasionnels.
Section 7 - Personnel
Art. 121.
Dans le cadre de la création de la plate-forme eHealth, le Roi peut transférer des agents contractuels et statutaires du service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et environnement, du service public fédéral Sécurité sociale, de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité ou d'un autre service public vers la plate-forme eHealth.
Le Roi fixe les règles du transfert du personnel par arrêté délibéré en Conseil des ministres.
Ce transfert de personnel vers la plate-forme eHealth intervient avec maintien du grade et de la qualité. Les agents concernés conservent l'avantage de leur ancienneté administrative et pécuniaire.
Art. 122.
Celui qui, en raison de ses fonctions, participe à la collecte, au traitement ou à la communication de données à caractère personnel par la plate-forme eHealth ou a connaissance de telles données est tenu d'en respecter le caractère confidentiel ; il est toutefois libéré de cette obligation lorsqu'il est appelé à rendre témoignage en justice, dans le cadre de l'exercice du droit d'enquête conféré aux Chambres par l'article 56 de laConstitution coordonnée, dans le cadre de l'instruction d'une affaire par le comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé ou lorsque la loi le prévoit ou l'oblige à faire connaître ce qu'il sait.
Section 8 - Comité de concertation des utilisateurs de la plate-forme eHealth
Art. 123.
Il est créé auprès de la plate-forme eHealth un Comité de concertation des utilisateurs de la plate-forme eHealth. Le Comité de concertation assiste le Comité de gestion de la plate-forme eHealth dans l'accomplissement de ses missions. A cet effet, il est chargé de proposer toutes initiatives de nature à promouvoir et à consolider la prestation de services électronique aux acteurs des soins de santé ainsi que toutes mesures pouvant contribuer à un traitement sécurisé et confidentiel des données à caractère personnel relatives à la santé ou à une simplification administrative pour les
acteurs des soins de santé.
Le Comité de concertation peut aussi créer en son sein des groupes de travail auxquels il confie des tâches particulières. Il établit son règlement d'ordre intérieur et le soumet à l'approbation du Comité de gestion de la plate-forme eHealth.
Art. 124.
Le Roi fixe, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, la composition du Comité de concertation des utilisateurs, spécifi e, s'il y a lieu, ses attributions, fixe ses modalités de fonctionnement et nomme son Président.
Le Roi détermine également le montant et les conditions d'octroi des jetons de présence et des indemnités pour frais de séjour ou frais de travaux à allouer aux membres du Comité de concertation ou aux experts auxquels il est fait appel ainsi que les conditions de remboursement de leurs frais de déplacement.
Le Roi peut aussi déterminer les cas dans lesquels la consultation du Comité de concertation est obligatoire.
La plate-forme eHealth prend en charge les frais de fonctionnement du Comité de concertation et des groupes de travail créés en son sein et elle en assure le secrétariat.
Section 9 - Dispositions modificatives
(.../...)
Section 10 - Dispositions finales
(.../...)
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dimanche 8 juin 2008
par SIXI
Le Réseau de Santé Tournaisien (R.S.T.): un outil informatique innovant pour une prise en charge optimale des patients .floatleftdisplay :inline ;position :relative ;float :right ;padding:7px ;
Depuis près de deux ans déjà, les hôpitaux de Tournai sont entrés dans une mise en association progressive de leurs activités, avec la volonté de constituer un groupement hospitalier au 1er janvier 2009. Côté coulisses, ce beau projet hospitalier suppose quand même une (r)évolution dans l'organisation de la prise en charge du patient. A commencer par le partage de l'information médicale dispersée dans plusieurs sites et systèmes informatiques différents au départ, de surcroît non conçus pour dialoguer avec leurs voisins hospitaliers. Or, depuis la mise en place de l'Union Médico-hospitalière du Tournaisis (U.M.T.), les médecins des hôpitaux de Tournai sont amenés fréquemment à se rendre au chevet de patients hospitalisés dans un site ou l'autre. De leur côté, les patients s'attendent légitimement à ce que les médecins qui les prennent en charge possèdent toutes les informations pour les soigner efficacement et qu'ils tiennent compte des résultats d'un examen effectué le mois précédent sur un autre site. Ils accepteraient mal une nouvelle prise de sang ou radio juste parce que leur médecin n'a pas le protocole sous la main… ou plus exactement à l'écran. Par ailleurs, les médecins doivent pouvoir rassembler toutes les informations utiles avant de poser un diagnostic ou de prescrire un traitement. Dans certaines situations, disposer d'une information rapidement peut s'avérer tout simplement un question de vie ou de mort.
En attendant le développement d'un dossier médical unique aux hôpitaux de Tournai (qui exigera un travail multidisciplinaire de plusieurs années), les équipes informatiques et les Directions médicales des sites hospitaliers de Tournai ont cherché une solution intermédiaire applicable immédiatement et tout aussi efficace qu'un dossier médical commun. A cœur vaillant, rien d'impossible : quelques
kilomètres de câblages plus tard, le Réseau de Santé Tournaisien est mis en place faisant de Tournai le pionnier dans la mise en production de l'architecture du Réseau de Santé Wallon (RSW) ! Cette solution de haute technologie à l'efficacité stupéfiante est pourtant d'une simplicité extraordinaire pour les utilisateurs, à savoir les médecins : « Avec ce système, nos médecins ne doivent pas changer leurs habitudes. Ils gardent l'outil de travail qui leur est familier et efficace. Ils ne devront pas sacrifier leur temps à l'apprentissage d'un nouveau logiciel : le médecin souhaite avant tout consacrer sa disponibilité à ses patients », explique le Dr Yvan VAN BUNNEN, Médecin Coordinateur du RST. « L'accès au RST se fait en un seul clic. C'est simple, intuitif et rapide. Et quel gain de temps ! Plus besoin de téléphoner pour obtenir un résultat, d'attendre un fax, de brasser des tas de papiers : les
médecins disposent maintenant de l'information qu'ils cherchent quand ils en ont besoin, quel que soit le site où ils se trouvent. In fine, c'est le patient qui est le grand bénéficiaire du système : le médecin est disponible, dispose de l'information instantanément et lui assure une prise en charge optimale. En situation d'urgence, la disponibilité de l'information peut faire toute la différence. »
Dans le RST, la confidentialité est totale et le respect de la vie privée est garanti.
Tous les accès sont audités en permanence. « Voici un an, quand nous avons informé les médecins de ce projet, beaucoup ont souri… par scepticisme sans doute. L'informatique peut en effet parfois rendre les choses encore plus compliquées. Ici, c'est tout le contraire : le RST est simple et efficace, comme on aimerait que l'informatique le soit toujours ! » poursuit le Dr VAN BUNNEN.
Le RST en pratique
Baptisé RST, par analogie au RSW -Réseau de Santé Wallon-, le système tournaisien a une vocation purement intra-hospitalière : il fonctionne dans un réseau privé et, contrairement au RSW, il n'est initialement pas conçu pour assurer une liaison directe avec les médecins généralistes, par exemple.
Si le principe est le même que celui utilisé par le Réseau de Santé Wallon, le système tournaisien a une application plus limitée. En effet, la vocation du RSW est de permettre à des acteurs de santé dispersés (hôpitaux, laboratoires, médecins traitants, …) de partager l'information, sans imposer de logiciel unique. Ce système plus complexe implique notamment des aspects de connexion sécurisée, de cryptage, d'adhésion volontaire des médecins et des patients, d'authentification et de lien thérapeutique entre le patient et le médecin, ... « La maquette expérimentale du Réseau de Santé Wallon a servi de base dans l'élaboration du noyau du RST », confie Daniel HOMERIN, Chef de Projet Informatique U.M.T. « Elle avait fait la preuve du concept. Nous ne voulions pas réinventer la roue. Nous voulions gagner du temps. Et surtout nous avons cru très tôt au potentiel extraordinaire d'un tel réseau à l'échelle wallonne. C'est pourquoi, nous voulions être totalement compatibles avec lui. Tournai joue d'ailleurs un rôle important dans la deuxième phase du RSW, puisque nous en avons développé le cœur. »
Si le RST est amené à évoluer rapidement, l'U.M.T. participera parallèlement activement au développement du Réseau de Santé Wallon, dimension qui s'inscrit tout naturellement dans le défi lancé par les hôpitaux de Tournai : faire de la Wallonie Picarde, une référence régionale en matière de soins de santé.
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lundi 2 juin 2008
par Communiqué de presse
Les étudiants en médecine niçois simulent. .floatleftdisplay :inline ;position :relative ;float :right ;padding:7px ;
Les étudiants en médecine de l'université de Nice ont découvert cette semaine le nouveau centre de simulation médicale de leur établissement, un dispositif d'apprentissage unique en France, selon le doyen de la faculté Daniel Benchimol.
Chacune des trois salles du centre reproduit l'univers hospitalier, avec ses instruments médicaux, ses écrans de contrôle sur lesquels s'affichent la tension, l'état de saturation respiratoire, l'électrocardiogramme du malade.
Seul le patient est faux. Encore que ... De ce mannequin à la technologie avancée, les étudiants peuvent prendre le pouls, écouter la respiration, voir le torse se soulever en fonction de l'évolution de son état.
Dans la même salle, derrière une glace sans tain, un professeur de médecine imagine les scénarios cliniques - crise d'asthme, infarctus, hémorragie - qu'il veut proposer aux apprentis-médecins et en transmet les paramètres aux appareils de la salle reliés à son ordinateur. C'est également sa voix qu'entendent les étudiants dans la bouche du patient qui peut ainsi répondre aux questions, signaler un point douloureux, etc ...
"Nous avons défini un certain nombre de situations-clés qui balaient tous les cas auxquels les étudiants peuvent être confrontés à l'hôpital. La simulation nous offre ainsi un apprentissage beaucoup plus complet que les stages durant lesquels ils peuvent ne jamais rencontrer telle ou telle pathologie", explique le professeur Benchimol.
"En stage, les médecins n'ont pas toujours le temps, comme ici, de nous présenter la totalité du cas d'un patient, avec tous les examens, tous les bilans. En simulation, on a le temps de se poser les bonnes questions", confirme Romain Rozier, en troisième année de médecine.
Laura Gagliardi, 20 ans, observe ses camarades tortiller leurs stéthoscopes, intimidés par la respiration fuyante du mannequin. "Je ne pensais pas que ce serait si réaliste", avoue-t-elle.
"Des études ont prouvé que des étudiants ayant bénéficié de la simulation gagnent un an sur ceux passés par l'apprentissage traditionnel. Aux Etats-Unis, les taux de maladies nosocomiales et d'infections ont chuté depuis l'introduction de cette méthode", assure le professeur Benchimol.
L'université de Nice s'est en effet inspirée du modèle américain de Harvard Medical International, l'une de ses universités partenaires, pour mettre en place le projet.
"Outre-Atlantique, la règle c'est +Jamais la première fois sur un patient+", explique le doyen. Le simulateur y est devenu la norme au point que pour être pris en charge par un assureur, certains spécialistes doivent s'être entraînés selon cette méthode durant un quota d'heures défini.
Cette pratique est largement méconnue en France, regrette Daniel Benchimol. "On a longtemps considéré que notre enseignement de la médecine basée sur une culture du compagnonnage suffisait".
Mais un aréopage de chirurgiens français venus découvrir le centre de simulation le week-end dernier en est ressorti impressionné, assure-t-il. L'université de Nancy serait intéressée par le projet niçois d'un coût de 400.000 euros, dont la moitié pris en charge par le conseil général.
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dimanche 1er juin 2008
par SIXI
Le service Multimed à la maternité Sainte Isabelle de Neuilly-sur-Seine .floatleftdisplay :inline ;position :relative ;float :right ;padding:7px ;
En 2007, airmedis et la clinique Ste Isabelle concrétisent un partenariat dont les enjeux stratégiques sont d'améliorer la qualité de vie des patients, de mettre en place une politique commerciale d'information et de prévention des patients tout en générant des recettes complémentaires.
« Dans ce dossier, airmedis a été identifié comme un acteur clé pour sa vision en termes d'innovation et de services, sa capacité à mesurer et à anticiper les dimensions du projet, tant sur le plan technique qu'organisationnel et financier », explique Delphine Dupé, directrice de la clinique. « Aujourd'hui, le projet est abouti et les retours sur investissement seront atteints à horizon 2008 ». A travers les travaux de rénovation menés sur l'ensemble de l'établissement et les nouveaux services développés, la clinique Ste Isabelle favorise la qualité de vie de ses patients et intègre leur confort et leur bien être comme un axe majeur de sa politique. Au-delà du confort matériel, l'écoute, l'information la prévention et l'échange avec le patient sont privilégiés à travers le Multimed™.
A présent, les utilisateurs, depuis leur lit, profitent d'un large choix de divertissements et d'un ensemble de services innovants. Outre les accès multimédia (TV, Internet, jeux et radio), les patients peuvent désormais interagir avec les différents services de l'établissement.
Le livret d'accueil, habituellement statique est consultable en ligne sous une forme vidéo dynamique, le questionnaire de satisfaction est interactif, les informations relatives au séjour et les conseils de santé sont proposés sous forme de mini-films. Depuis l'interface principale, les patients disposent d'un catalogue de produits et services livrables dans la chambre (room services). airmedis Multimed™ dynamise l'hôtellerie et favorise l'information du patient.
Coté établissement, le Multimed™ propose différents outils de mesures et de traçabilité. Les données sont reconstituées sous forme de tableaux de bord que la clinique utilise pour évaluer le niveau de satisfaction des patients et améliorer la qualité de services. Les applications aujourd'hui en place sont :
- une application de bio nettoyage et une application de maintenance utilisées par les agents d'entretien,
- un module d'alerte pour permettre au patient de solliciter l'aide d'un professionnel,
- un module d'enquête, utilisé par l'établissement pour mener des études ponctuelles autour de différents thèmes (prise en charge de la douleur, qualité des repas, …).
Le volet professionnel fait partie intégrante du projet. Il est mené en parallèle par les équipes de soins, la direction et airmedis. Les premières applications sont déployées mais la réflexion reste entière autour du dossier médical patient, de la prise des constantes et de la prescription du médicament.
Tant coté patient que professionnel les perspectives sont multiples.
De nouveaux services sont en cours d'intégration dont un système de commande des repas assisté par une diététicienne en ligne, la commande de vidéos médicales et l'ajout de webcams pour la vidéo
nurserie en maternité.
La collaboration entre les deux équipes aura constitué un réel facteur clé de succès dans ce projet. La clinique Ste Isabelle, innovante dans son positionnement autour du bien être et du cocooning a apporté non seulement sa connaissance du patient mais aussi les cahiers des charges fonctionnels. airmedis, quant à lui, a apporté son savoir faire et sa rigueur en matière de développement d'applications.
Informations complémentaires
Spécialiste du multimédia et de la mobilité en environnement de santé, airmedis est le premier opérateur de services triple play en France. Il opère les services multimédia TV, radio, jeux et Internet au CHU de Nancy à Grosdidier, dans les St Hilaire, Bachaumont, Marcel Sembat , Ste Isabelle et au CRF
La clinique Ste Isabelle est située en plein coeur de Neuilly. Sa capacité d'accueil de 65 lits se divise en deux centres spécialisés : la maternité et la chirurgie ainsi qu'un pôle ambulatoire de 9 postes.
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dimanche 1er juin 2008
par Communiqué de presse
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